Alors comme ça, madame est aspirée, juste par quelques mots. Alors comme ça, elle se fascine à tout, ne tenant même plus à sa propre vie. Ne voulant qu'entretenir cette autre vie, et veiller à assécher cette soif.
Oui, la tentation est trop évidente.
Madame marchait derrière lui. Elle entendait de loin, le clappement que sont c½ur faisait à chaque bouffée de sang éjectée dans son corps. Elle entendait sa respiration irrégulière, et elle sentait la tension de ses muscles. Elle les voyait se contracter, dans son dos. Elle espérait qu'il ne l'eut pas vu, et c'était le cas, il ne se retourna pas. Fixant ses cheveux voltigeant, son c½ur ne contenait plus cette envie qu'elle avait de s'emparer de lui, elle se déroba, et le perdit de vu. Elle l'avait perdu à jamais.
Le temps passe. Y compris quand cela semble impossible. Y compris quand chaque Tic-Tac de la grande aiguille est aussi douloureux que les pulsations du sang sous un hématome. Il s'écoule de manière inégale, rythmé par des embardées étranges et des répits soporifiques, mais il passe. Même pour moi.
Non mais tu crois quoi ? Tu crois que je pourrai vivre sans toi ? Tu crois vraiment ça ? Tu crois que je peux encore sortir la tête haute ? NON.
J'ai honte de moi, je ne vis même plus. Rester enfermé dans le noir et dormir toute la journée. Je passe ma vie à rêver de toi, à espérer qu'un jour tu seras là. Je ne sens même plus les larmes couler, je me contente de les regarder s'étaler. Plus les jours passent, plus ça s'approche. Je vais mourir dans trois jours.